Le CBD, nouvel atout pour les malades ?

DISCLAIMER : Cet article va être long. Mais c’est important pour que mon témoignage soit pertinent et puisse t’éclairer toi, qui te pose des questions sur le CBD. Promis, ça vaut le coup.

J’ai découvert le CBD via les internettes.

Depuis quelques années, je suis inscrite à deux groupes facebook dédiés aux malades du Syndrome de McCune-Albright et, plus largement, souffrant de dysplasie fibreuse (je parle de ma maladie ici). A plusieurs reprises, j’ai vu des personnes mentionner les bienfaits du CBD, et comment cela les aidait à gérer leur douleur… Difficile, toutefois, de passer le pas en se basant juste sur des commentaires. Alors il y a un an tout pile, lors d’un voyage aux Etats-Unis, je décide de me rendre dans un dispensaire à San Francisco (la Californie ayant légalisé le cannabis, il suffit d’être majeur et de pousser la porte d’un dispensaire pour s’en procurer) pour m’informer sur le CBD et éventuellement m’en procurer.

L’intérêt pour moi était de me faire conseiller sur place pour trouver ce qui me conviendrait le mieux, car le CBD existe sous différentes formes : à fumer, à ingérer (huiles, tablettes, dans de la nourriture…), en baume… Donc nous voilà à pousser la porte d’un dispensaire, à prouver notre âge et à attendre notre tour. Lorsque le mien arrive, je tombe sur une jeune femme qui me sort un « catalogue » des produits disponibles et qui me demande pour quelle raison je suis là aujourd’hui. Je lui explique rapidement ma pathologie et me vois guider vers deux produits : un baume qui me permettra de traîter en local et des tablettes qui auront un effet général sur la totalité de mon organisme. Vendu. Bon, le truc, c’est que le cannabis étant légal ici, mes produits contiennent du THC et pas seulement du CBD (je vous dirige ici pour évider de vous faire un cours THC vs CBD : wikipedia (oui, j’aime wiki)).

Mon baume ramené des US

Je repars joyeusement, non sans mal, car SF est une ville pas vraiment « estropié friendly » et après 48h à arpenter ses rues en long et en large, je SOUFFRE. Je sors d’une triple entorse à la cheville gauche (la mauvaise, pour ceux qui suivent) et clairement, je sens que l’extrémité de mon tibia morfle à cause des rues qui montent et descende de façon totalement démesurée… du coup, je force encore plus sur ma béquille et une de mes côtes supporte mal et me coupe la respiration, m’obligeant à respirer tout doucement, incapable de prendre de grandes inspirations. Bref, le feu. Du coup, c’est le moment parfait pour tester le fameux CBD, non ?

Je me lance d’abord avec le baume, un peu sceptique, je dois vous l’avouer. Je fais comme m’a dit la nana du dispensaire : l’équivalent du bout de l’ongle à masser sur la zone. Je m’applique sagement en massant ma cheville et me dit que pour ne pas gâcher, je vais essuyer ce qu’il reste sur ma côte. Et je repars à mes activités. Au bout d’une quinzaine de minutes, je réalise tout à coup que je respire naturellement. Un peu surprise, je décide de tenter une grande inspiration et là, ô miracle : zero douleur. Je bouge mon pied dans tous les sens, PAS. DE. DOULEUR.

Dear lord, est-ce que je viens de trouver LA solution à mes douleurs osseuses ?

J’ai utilisé à plusieurs reprises mon baume pendant notre voyage et je dois dire que cela m’a clairement aidé. Il faut savoir qu’en temps normal, je gère assez bien la douleur (ce que vous dira n’importe quel malade chronique, quand tu vis 7/7 avec tes douleurs, tu les perçois comme ta normalité et tu y prêtes un chouilla moins attention que quelqu’un pour qui elles surviendraient), mais du coup, ça me fatigue énormément. J’ai clairement pu profiter beaucoup plus de mon voyage en ayant un peu moins à me soucier de mes douleurs. Et ça, mes amis, ça n’a pas de prix (bon en fait, ça m’a coûté environ 60$, pour info).

En rentrant en France, après avoir bien planqué mon baume au fin fond de ma valise, je me suis mise en quête d’un équivalent. Puisque je connaissais le dosage qui m’allait bien et que je savais que je trouverai forcément une version avec le maximum légal de THC. J’explore pas mal de sites internet, et je finis par m’arrêter sur ce produit là : Pharma Hemp, en 2% (dosage identique à mon baume américain). A l’époque, ce qui m’a inspiré sur le site Hexagone Vert, c’est la large gamme de produits, les descriptions et détails de compo et leur blog, très riche d’articles en tout genre sur le CBD.

Concernant le baume, mon retour est le suivant : efficacité géniale en local. Si je devais le noter, sachant que j’ai testé pour mes douleurs osseuses (genre fracture si vous voulez une comparaison) et mon arthrose du genou (pas facile la vie quand on a 90 ans, je vous le dis). J’ai voulu tester pour mes douleurs de règles mais… le seul bémol de ce produit : tu t’en fous de partout. Donc l’été, quand t’es en short/tee c’est génial (tant que tu es sur une zone non couverte… L’hiver, sous une couche de fringues, beaucoup moins. Car évidemment, le baume se transforme en huile et comme une grosse majorité d’huile, tu restes avec un bon film gras… Donc pas mal, mais pas forcément ce qu’il y a de plus pratique !

Si vous me suivez toujours, vous vous rappelez que je suis revenue avec le baume et des tablettes. Je les ai aussi testées aux US. J’ai pris ça à jeun le matin du 3ème et dernier jour à SF. Je me suis dit que ça pourrait aider pour mes os mais peut être aussi pour mes courbatures (je vous jure que SF a failli avoir ma peau !). Bon, vu l’ampleur des dégâts, pas de miracle, mais c’est vrai que je me sentais plutôt bien. Le fait d’avoir pris sans attendre d’avoir mal ne m’a pas vraiment permis « d’apprécier » le truc. J’ai bien senti la petite dose de THC ceci dit… J’évite, au quotidien, du coup ;)

Quelques mois après ces essais, et plutôt pas trop emmerdée par mes douleurs, elles font leur come back et je me dis que c’est l’occasion de tester un autre format : les capsules. Ok, mais il existe plein de dosages… Je prends quoi ? Je lance une conversation avec la team d’Hexagone Vert pour avoir leur avis et il me propose de me faire tester deux dosages, pour voir. Du 6% et du 10%. Sur mes premières prises, j’ai du attendre que la douleur se manifeste (pour mes douleurs osseuses, c’est imprévisible) pour prendre une gélule… et j’ai timé. J’ai noté l’heure de prise, l’heure d’effet, et l’heure de fin d’effet (parfois difficile à évaluer car mes douleurs ne sont pas forcément en continu).

Là encore, plutôt bluffée par l’efficacité du produit.

Du coup, je me suis dit que j’allais tester sur d’autres douleurs, et pas des moindres : mes douleurs de règles. Après avoir pris la pilule pendant des années, j’ai décidé d’arrêter simplement parce que le cocktail d’hormone avait pas mal d’effets secondaires sur moi… Bref. Tout aurait pu aller relativement bien… si ce n’est pour le retour de mes douleurs : la veille et le premier jour, à ne pas pouvoir me tenir debout sans souffrir atrocement (et croyez-moi, je n’utilise pas ce terme à la légère), supportant à peu près et uniquement la position allongée (sauf que dans la vraie vie quand on travaille, ce n’est pas possible). Donc ce coup-ci, je n’ai pas attendu d’avoir mal, j’ai pris en anticipation (sans attendre que la douleur soit installée, car comme j’ai pu le tester par la suite, quand la douleur est installée, faut patienter un moment avant que ça fonctionne) et OMG. QUEL. PIED. Je ne le dirais jamais assez mais : such wow la vie sans douleurs.

Moralité : les capsules, c’est plutôt une bonne idée si vous voulez vous en prendre une le matin et être tranquille pour plusieurs heures. Vous pouvez en prendre plusieurs par jours, donc ça reste vraiment intéressant comme format. Je recommande vivement !

Tenez bon, j’ai bientôt terminé mon roman.

Donc, après le baume, les capsules, il me restait un truc qui avait l’air vraiment cool à tester : l’huile. Je vous arrête tout de suite, vous vous posez la question je le sais : non, ça ne s’applique pas sur la peau là où on a mal. L’huile s’utilise en gouttes sous la langue. Il faut garder l’huile en bouche sans déglutir (ou parler, ou quoi que ce soit d’autre) pendant au moins 1min. Cela permet au CBD de rentrer plus vite dans le système que les capsules qui passent par l’estomac. That’s science. Quand j’ai commencé à me pencher sur l’huile, j’ai comparé les dosages avec les dosages des gelules que j’utilisais et je me suis auto-convaincue de partir sur : la 10%.

1 goutte = 5mg de CBD. Ce qui est vraiment bien avec l’huile, et ce qui fait son gros plus selon moi : vous pouvez trouver votre propre dosage. L’avantage du sublingual, c’est que comme cette méthode agit plus vite que les capsules, et probablement « plus fort » au sens « mieux » : vous avez besoin d’une moins grosse quantité. Là où je veux en venir, c’est que le prix peut faire peur mais que ça reste un très bon investissement.

Bon, l’inconvénient : il faut trouver son dosage. C’est la partie un peu « expérimentation » du truc, il faut tester, affiner, timer… Mais ça en vaut tellement la peine !

Dernière chose à vous dire : contrairement à des choses que j’ai pu lire dans quelques torchons trainants sur les internettes, le CBD n’a que peu, voir pas d’effets secondaires. Personnellement : je n’en ai jamais eu aucun. Et le gros plus contrairement aux médicaments type opioïdes : pas de risque d’addiction.

Donc si je récap : le baume pour une application locale, les capsules si vous voulez être tranquille et pas trop vous prendre la tête, et l’huile si vous êtes prêts à expérimenter pour trouver votre dosage. Pour moi, les capsules sont plus utiles en période de règles, tandis que l’huile est top pour les douleurs osseuses de part son action rapide ! J’ai toujours mon huile sur moi, au cas ou.

Voilà, c’est ce que je peux vous faire comme retour sur mon expérience avec le CBD. Aujourd’hui, le CBD est prometteur pour beaucoup de pathologies : l’épilepsie, arthrite, effets secondaires de chimio, anxieté… D’ailleurs, l’Université de Tel Aviv a fait une étude qui a prouvé que sur des rats, le CBD améliorait et accélérait la consolidation des os après une fracture !!! Prête à me déclarer cobaye quand ils veulent.

Je vous invite une dernière fois à aller sur Hexagone vert, mais sur leur blog cette fois. Où vous trouverez plein d’infos sur le CBD, les études, les pathologies… Et si vous avez des questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire !


Oh et dernière chose ! Avec le code « MYLENE10 » (non affilié, j’insiste, j’en suis la première utilisatrie ^^), vous aurez -10% sur votre commande chez Hexagone Vert ! Faites-vous plaisir. Et surtout, revenez me dire si le CBD vous a aidé (ou pas). Take care.

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Une réponse à “Le CBD, nouvel atout pour les malades ?”

  1. Isabelle dit :

    Bonjour, votre témoignage m a convaincue. J ai acheté de l huile 5%, il n y avait’plus d autres dosages! Je vais donc faire ma première expérience ce’soir. Maintenant, combien de gouttes dois je prendre!!!???? Wait and see
    Merci pour votre long (mais très complet) exposé. Je vous tiens au courant. Je souffre de douleurs neuropathiques depuis 6 ans suite à un grave accident. Prenez bien soin de vous, Isabelle

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